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Soultan Telba |
La commission nationale de soutien à
la production et à la diffusion théâtrale vient de rendre son jugement en
accordant une aide globale de 3 millions de DH pour vingt-quatre troupes
théâtrales.
La commission avait du pain sur la
planche. Lors de sa session, elle a examiné une quantité de projets, proposés à
l'aide sur dossier.
Concernant la
sélection des pièces théâtrales, la commission tient à préciser qu'elle se base sur les critères définis
par la convention signée en septembre 1999 entre le ministère de la culture et
de la communication et le ministère de l'économie, des finances, de la
privatisation et du tourisme et qui détermine les conditions d'appui à la
production et la diffusion des pièces théâtrales.
Par ailleurs, le voile a été levé
sur le montant de l'enveloppe allouée à l¹aide à la production théâtrale au
titre de la session de 2005-2006. Celle-ci s¹élève, à la somme de 3,130 millions
de dirhams.
Lors d¹une conférence de presse tenue, dernièrement, à Rabat, la commission,
présidée par M. Ahmed Lamssieh représentant du ministre de la Culture, a indiqué
que les pièces sélectionnées sont réparties entre Rabat (6 pièces), Casablanca
(5 pièces), Marrakech (3 pièces), Fès, Meknés et Salé (2 pièces chacune), Oujda,
Inezgane, Tanger et Khémisset (une pièce chacune).
Cette aide financière varie entre
182.000 DH pour la troupe «le théâtre Badaoui 65» et 81.500 DH accordée à la
société City. 50 % des pièces sélectionnées sont écrites en arabe dialectale,
37.5 % sont écrites en langue arabe et 12.5 % en amazighe.
La commission nationale de soutien à la production et à la diffusion théâtrale
ambitionne de contribuer à la promotion du 4e art au Maroc et favoriser les
démarches de créativités et d'innovations dramaturges, a déclaré à la MAP M.
Lamssieh.
Toutefois, les troupes continuent
d'imputer la médiocrité de la qualité de la production théâtrale à l'insuffisance du fonds. En effet, soutiennent-ils, les aides qui leur sont
allouées ne permettent pas de venir à bout des problèmes financiers. Leur
modicité n'accompagne pas l'évolution du théâtre et les attentes du public. Ce
qui les contraint à galérer pour trouver d'autres moyens de financement.
29/09/2005
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