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La
12ème édition du Salon
International du Livre et de l’Édition de Tanger aura lieu du 27
février au 2 mars. Organisée
conjointement par l’Institut français du Nord et l’Association Tanger région
action culturelle, cette édition proposera
au public "d’assister à des tables rondes et des conférences de
qualité, dépassant ainsi la seule dimension commerciale des salons
traditionnels."
Le
thème « Identités fugitives. Traductions, frontières, diversité » est le
thème choisi pour cette année. La programmation proposée nous promet de
grands moments avec notamment des conférences, des tables rondes, des
signatures, des vernissages, des projections de films et des spectacles…
Après
la cinémathèque de Tanger, l’année dernière, c’est le Palais des
Institutions Italiennes qui accueillera les rencontres. Les libraires et éditeurs
qui étaient, pour la précédente édition, confinés dans un espace pour le
moins isolé, devraient se voir proposer d’importants espaces, le long des
galeries au sein même du Palais. Ce qui paraît être évident pour un Salon
qui se veut dédié au livre et à l’édition. Des soirées, tournées vers
«les Arts Vivants» devaient clôturer chaque journée. Le SILT prévoit,
comme à son habitude, d’étendre sa programmation aux villes de Tétouan,
Chefchaouen et Larache. Multiplier les lieux de rencontres pour toucher un
maximum de personnes.
Abdessalem
Cheddadi, Zakya Daoud, Barbara Cassin, Ali Benmakhlouf, Abdeslem Benabdelali,
Frédéric Boyer, Hubert Haddad et bien d’autres…. Autant de noms
d’auteurs, penseurs, d’hommes et de femmes de lettres qui animeront les
rencontres et que cette édition permettra de côtoyer. Un hommage sera rendu
à Driss Chraïbi, l'un des grands écrivains marocains d'expression française,
avec la projection du documentaire d'Ahmed El-Maanouni "Conversations
avec Driss Chraïbi".
La
parole sera également donnée à la jeunesse et notamment aux étudiants de
l’Université Abdelmalek Essaadi qui reprendront autrement le thème du
Salon lors d’une table ronde entièrement animée par la génération
montante. Une population estudiantine qui, pour la précédente édition,
avait su faire montre d’une excellence et d’une réelle volonté
d’implication dans l’aire culturelle et intellectuelle.
Une
programmation que le commissaire du Salon, Omar Berrada, a voulu riche et
diversifiée mais qui, pour certains intellectuels, ne s’adresserait pas à
la population tangéroise. Certains n’hésiteraient d’ailleurs point à
parler de «bulle culturelle»…
Quoi
qu’il en soit, il faudrait attendre le 27 février pour en juger car, à en
croire les organisateurs du SILT, ce salon se veut être «un lieu ouvert à
tous. Enfants, adultes, étudiants, lecteurs ou simples curieux que le livre
attire ou intrigue (…)». Car si ce Salon souhaitait «rendre le livre
accessible au plus grand nombre et permettre à chacun de s’impliquer dans
le salon», chacun d’entre nous devrait également essayer de
s’impliquer...
Amel NEJJARI
21/02/2008
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