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"Archéologie
sous-marine, techniques et recherches" est l'intitulé d'une exposition
à la Galerie d'art contemporain Mohamed Drissi de Tanger, du 17 janvier au 18
février.
Cette
exposition présente les résultats les plus significatifs récemment
obtenus sur des gisements prospectés avec des techniques avancées. Elle a
été conçue et coproduite primitivement en France par la Fondation Maison
des Sciences de l'Homme de Paris, par le Ministère de la Culture et de la
Communication (Mission de la Recherche et de la Technologie et par le
Département des Recherches Archéologiques, Subaquatiques et Sous-Marines).
Circulant
en France depuis plusieurs années, puis présentée dans sa toute première
version arabe au Caire en 1998, grâce au concours du Ministère des Affaires
Etrangères français. Elle devient dès octobre 2003 une exposition
permanente de la Bibliotheca Alexandrina en Egypte. Depuis, elle a été
remaniée à plusieurs reprises afin de tenir compte de l'évolution des
techniques et de la diversité des programmes de recherches actuellement
engagés dans l'ensemble du bassin méditerranéen. Notamment, elle a été
enrichie en novembre 2005 dans le cadre d'une collaboration avec la Tunisie à
l'occasion du Sommet Mondial de la Société de l'Information. Cette toute
dernière version inaugurée en mai 2006 à Rabat comprend une partie
supplémentaire consacrée à l'archéologie maritime marocaine. Cette
exposition traduit la collaboration scientifique et culturelle forte entre nos
deux pays, et rappelle combien l'antique expression " mare nostrum "
est toujours d'actualité et permet de réunir les hommes au-delà des
frontières.
L'archéologie
sous-marine au Maroc
Située
au carrefour des grandes routes de commerce en Méditerranée et en Atlantique
et point de passage obligé pour les navigateurs depuis la plus Haute
Antiquité, le Maroc a toujours répondu à sa vocation pour l'espace
maritime.
Tout
au long de son littoral s'échelonnent de nombreux établissements portuaires,
villes fortifiées, comptoirs… qui témoignent d'une activité maritime
très intense à toutes les époques. Les échanges économiques et culturels
ayant existé, d'une part, entre l'ensemble des pays riverains du bassin
méditerranéen, et d'autre part, avec les pays européens fréquentant du
nord au sud à partir du XVe s. les grandes voies maritimes conduisant vers
les Amériques, l'Afrique et les Indes sont illustrés par le potentiel
archéologique sous-marin considérable qui gît dans les eaux territoriales
marocaines et aux abords même des côtes.
L'étude
des gisements archéologiques sous-marins ne peut être dissociée de celle
des sites archéologiques côtiers réputés comme ceux de Russadir, Lixus,
Tanger, Salé, Tétouan, Essaouira. Ce rapport étroit entre terre et mer a
conduit l'Institut National des Sciences de l'Archéologie et du Patrimoine à
prospecter et à inventorier l'ensemble des sites archéologiques localisés
sur le littoral : Grottes et abris préhistoriques, villes antiques, tours de
vigie, fortifications, ateliers céramiques, aménagements portuaires,
pêcheries et piscicultures (vivarium), structures industrielles liées aux
ressources de la mer (garum, salsamenta ou pourpre).
Discipline
naissante au Maroc, l'archéologie sous-marine en est encore à ses débuts.
Complémentaire des sources écrites très riches, elle apporte une lecture
originale de l'histoire maritime marocaine à toutes les époques sur des
aspects variés comme la fluctuation du niveau marin, le commerce, les grandes
routes maritimes, la guerre en course, l'architecture militaire. Les
premières prospections sous-marines engagées dès 1999 le long du littoral
méditerranéen ou atlantique, comme au large de la péninsule de Tanger, au
Cap Spartel, à l'île de Mogador, ont permis ainsi de localiser et
d'identifier de nombreux gisements immergés qu'il s'agisse d'épaves ou de
mouillages utilisés depuis la plus haute antiquité.
Afin
de gérer et promouvoir ce patrimoine culturel maritime, l'Institut National
des Sciences de l'Archéologie et du Patrimoine (I.N.S.A.P.), placé sous la
tutelle du Ministère de la Culture marocain, conjugue les responsabilités
administratives et scientifiques en ayant pour missions fondamentales la
recherche, la formation, et la diffusion des connaissances auprès des
chercheurs et du grand public. Cet Institut répond aux dispositions du Dahir
n° 1-80-341 du 17 safar 1401 (25 décembre 1980) portant promulgation de la
loi 22-80 relative à la conservation des monuments historiques et des sites,
des inscriptions, des objets d'art et d'antiquité qui fait une part non
négligeable aux recherches archéologiques terrestres ou marines et règle
les questions liées aux découvertes présentant un intérêt historique,
archéologique, anthropologique ou intéressant les sciences du passé et les
sciences humaines en général.
Cette
exposition montée à Rabat, à El Jadida, à Essaouira, à El Hoceima et à
Rissani, et maintenant à Tanger, marque une étape importante dans la gestion
du patrimoine marocain qui cherche à mettre l'accent sur le développement de
l'archéologie sous-marine. Elle permet de sensibiliser le grand public à la
nécessité de la protection du patrimoine culturel maritime et lui permet de
découvrir un nouveau champ d'études prometteur pour les futures recherches.
Source: Communiqué
16/01/2008
Archéologie sous-marine, Techniques et Recherches
17 janvier -18 février, Galerie d'art contemporain Mohamed
Drissi,
Tanger
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