|
"Embourgeoisement
immédiat" est le titre du nouvel ouvrage du romancier et critique
Salim Jay qui vient de paraître en janvier prochain aux éditions la Différence.
L’ouvrage
se lit comme une fête où la mélancolie ferraille avec la joie. On y
rencontre des romanciers et des poètes amis et on jubile de voir
l’angoisse de vivre recouverte par une coulée de rires.
"Je
ne demandais qu’une journée, juste une journée sur la terre, sans me
demander comment en payer le prix."
Cette
ambition va être exaucée. Dans le somptueux hôtel particulier de l’Ordre
des Pharmaciens, le narrateur prononce – bénévolement ! – une conférence
sur le chocolat dans la littérature mondiale. La fin de ses soucis
d’argent prouvera que le chocolat est bien un remède à tous les maux. Hélas,
le cacao connaît des bas et la manne tarde. Dans la dèche, notre héros
entretient des rapports tumultueux avec la richissime propriétaire de son
logement qui finalement le met à la porte. Un appartement-relais lui est
alors prêté à La Baule. Il admire, en hiver, la plus longue plage d’Europe
et mange des lentilles. Soudain, le miracle ! Un vrai oncle d’Amérique !
Le voici presque riche et propulsé à San Antonio, au Texas. De retour à
Paris, il s’interroge: "Misère, où es-tu? Quand reviendras-tu?
Pourquoi me dis-tu que je suis chez moi?" Puisqu’il a les poches
pleines de dollars, cela profite à un vendeur d’un toit pour tous qui
l’invite à célébrer la Saint-sylvestre chez les Roms. Diverses péripéties,
cocasses ou doucement absurdes, attendent l’enrichi farfelu. L’épisode
le plus comique se situera au Maroc, mais c’est aussi l’un des moments
les plus émouvants.
Né
à Paris en 1951, Salim Jay a vécu à Rabat de 1957 à 1973 et a publié de
nombreuses chroniques littéraires dans la presse marocaine jusqu’à son
installation en France il y a trente ans.
Parmi
les livres qu’il a publiés, on compte des romans comme "Portrait du
Géniteur en Poète Officiel" (Denoel, 1985) et "Tu ne traverseras
pas le Détroit" (Mille et une nuits, 2001). Il a également
publié en le Dictionnaire
des écrivains marocains (Paris Méditerranée,
2005)
Il
a consacré des ouvrages à des écrivains français comme Michel Tournier,
Henri Thomas et Jean Freustié, et aussi à la littérature maghrébine et
aux revues romanesques de l’Afrique Subsaharienne.
De
tous ses livres, celui auquel il tient le plus s’intitule "101
Maliens nous manquent" paru en 1987 chez Arcantère.
"Embourgeoisement
Immédiat" , Salim Jay,
Éditions la Différence, 160 pages, 15 euro
Voir également:
Autres
Actualités livres
|