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Le
"Moussem de Tan-Tan", une rencontre annuelle réunissant plus
d'une trentaine de tribus nomades du Sahara, a été proclamé chef-d'œuvre
du patrimoine Oral et Immatériel de l'Humanité par l'Organisation des
Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO).
Ces retrouvailles spontanées et régulières de
populations nomades autour d'un puits, vers le mois de mai, pour une longue
semaine, a évoluée à travers les siècles pour devenir un rendez-vous incontournable
pour les tribus de la région.
S'inscrivant dans le calendrier
agropastoral des nomades, ce regroupement était l'occasion pour se
rencontrer, acheter, vendre et échanger des denrées et autres produits
comme il était un forum pour organiser des concours d'élevage de
dromadaires ou de chevaux, célébrer les mariages ou encore consulter
"les médecins" herboristes.
Le Moussem consistait également en des réjouissances
diverses, telles les interprétations musicales, les chants populaires, des
joutes poétiques et autres traditions orales Hassanies.
Ces rencontres ont pris la forme d'un
Moussem à partir de 1963 lorsque la première édition du Moussem de Tan
Tan fut organisée pour mettre en valeur les traditions locales et faire de
cette manifestation un lieu d'échanges, de rencontres et de réjouissances.
Le Moussem aurait été au départ associé
à Cheikh Mohamed Laghdaf (résistant à l'occupation franco-espagnole, mort
en 1960) dont la tombe se trouve près de la ville.
Après
avoir marqué une pose entre 1979 et 2004,
cette manifestation a repris en 2004 avec la 17-ème édition de ce Moussem
marquée par plusieurs festivités, dont des
danses traditionnelles du désert, des courses de chameaux, des parades de
cavaliers nomades, des fêtes nocturnes ainsi que par des expositions d'art
de scènes de la vie quotidienne des populations locales.
L’Organisation
des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) qui
vient de rendre public, pour la troisième fois, sa liste de 43 nouveaux
chefs-d’œuvre du "Patrimoine oral et immatériel de l’humanité"
rend ainsi un hommage à cette manifestation originale. Cette distinction
consacre des formes d’expression populaires et traditionnelles, comme les
chants, la musique, la danse, mais aussi les rituels, la mythologie, les
connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou bien
encore les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel.
Les
43 nouveaux
chefs-d'œuvre ont été désignés
par 18 membres du jury international qui ont examiné un total de
65 candidatures, soumises par 75 États membres de l’Unesco. Des ONG
spécialisées, comme le Conseil international pour la musique
traditionnelle (CIMT), le Conseil international des sciences sociales (CISS)
ou encore le Conseil international des musées (ICOM), les ont examiné au
préalable.
Les
dossiers de candidature doivent comporter un plan d’action de
revitalisation, de sauvegarde et de promotion du bien. Une fois le chef-d'œuvre proclamé,
l'Etat membre s'engage à appliquer ces mesures, en étroite
concertation avec les communautés concernées. La convention
pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, adoptée en 2003, prévoit
que les pays inventorient les biens à protéger. Ce texte a déjà
été ratifié par 26 pays.
avec
Agences
30/11/2005
Voir
également:
Le
Patrimoine oral et Immatériel de l'Humanité s'enrichit de 43 nouveaux
chefs-d'œuvre
www.unesco.org/culture/masterpieces
L’UNESCO ADOPTE UNE
CONVENTION INTERNATIONALE POUR LA SAUVEGARDE DU PATRIMOINE CULTUREL IMMATÉRIEL
Le texte complet de la Convention
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