|
Le rocker américain Bruce
Springsteen est de retour sur la côte ouest nord-américaine pour la première
fois en 12 ans afin d'y lancer sa tournée canadienne qui s'arrêtera dans
cinq villes dont Ottawa et Montréal.
Quelque 15 000 personnes,
une salle comble, ont fait vibrer le Pacific Coliseum de Vancouver. Le
public a pu apprécier certains vieux succès de Bruce Springsteen, qui n'a
toutefois pas osé entonner sa très populaire chanson Born in the U.S.A. son
plus grand succès (1984), cri désespéré d'un vétéran de la guerre du Vietnam
qui s'interroge sur son pays, est souvent perçu comme un hymne à la grandeur
des États-Unis.
Le chanteur a donné une
saveur politique à son spectacle de Vancouver à plus d'une reprise. Avant de
chanter Land of Hope and Dreams, Bruce Springsteen a imploré la foule de ne
pas oublier les gens qui souffrent en Irak.
«Cette chanson est une
prière pour la paix et pour la sécurité du peuple irakien», a-t-il dit
quelques instants seulement après avoir chanté My City in Ruins, une chanson
qui rappelle les attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York.
Quelques drapeaux
américains ont même été aperçus pendant la soirée. La foule qui a
visiblement apprécié la prestation en offrant de longues ovations au
chanteur au cours du spectacle d'une vingtaine de chansons qui a duré près
de trois heures.
Bruce Springsteen, qui a
principalement fait entendre les chansons de son dernier album, a chanté Two
Hearts en compagnie de sa femme Patti Scialfa. Le couple s'est regardé dans
les yeux tout au long de la chanson qui a été entonnée avec un seul micro.
Le rocker de 53 ans a également démontré qu'il
n'a pas perdu la fougue de sa jeunesse. Il a couru sur la scène, glissé sur
ses genoux et gratté sa guitare au grand plaisir de la foule prouvant
que c'était toujours lui le «Boss». |