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Les
ambitions du géant moteur de recherche ne semblent pas avoir de limites. Sa boulimie de création de nouveaux
services fait chaque fois la une. Cette fois c'est sur les
plates-bandes de Wikipedia que Google a décidé de marcher, en lançant sa
propre encyclopédie en ligne participative, baptisée Knol.
En
effet, Google a annoncé la création de Knol (contraction de «
knowledge », le savoir en anglais), une encyclopédie en ligne faisant appel au
savoir des internautes. "Le Web regorge d'informations, et nous souhaitons
faciliter l'accès à ces renseignements, avec un outil efficace" a expliqué
le célèbre moteur de recherche sur son blog officiel. Knol couvrira tout un
panel de thématiques: sciences, bio-médical, géographie, histoire, loisirs,
produits, conseils pratiques... Ce nouvel outil, présenté récemment sur le site même
de Google, pourrait faire de l'ombre à l'encyclopédie gratuite Wikipedia.
Google se défend toutefois de copier Wikipedia. Et ce, pour quatre raisons. Le
projet de Knol est "de mettre en avant les auteurs" d'après le géant américain.
A la différence de Wikipedia, qui privilégie l'aspect collaboratif, les
articles , ou "knols", seront systématiquement signés par leur auteur.
Knol se veut également plus élitiste, puisque les auteurs seront triés sur le
volet. Cette stratégie devrait permettre d'éviter le manque de fiabilité
reproché à maintes reprises à Wikipedia: étant alimenté par des amateurs,
le site reste très poreux aux erreurs, aux modifications malveillantes, voire
à la suppression d'articles.
Autre distinction entre les deux outils: plusieurs knols pourront cohabiter sur
un même sujet (alors que chez Wikipédia, un thème = une définition = une
page). Ces knols seront en outre mis en concurrence, pour déterminer lequel
correspond le mieux aux attentes des lecteurs. Les internautes pourront les
commenter, poser des questions et les noter.
Enfin dernière différence, sans surprise, Knol accueillera de la publicité.
Google affirme qu'une "part substantielle des recettes tirées de ces publicités
sera reversée aux auteurs ayant choisi d'accepter des bannières publicitaires
sur leur article."
Ce n'est pas la première fois que Wikipedia doit faire face à un concurrent.
En mars dernier, l'encyclopédie en ligne Citizendium voyait en effet le jour.
Avec une différence toutefois: le site exige de ses participants qu'ils
s'enregistrent et fournissent leur véritable nom. Pour éviter les ennuis
rencontrés par Wikipedia, les contributions sont ensuite validées par des
"constables", des sortes de gendarmes volontaires qui doivent justifier d'un
certain niveau d'études universitaires.
Pour le moment, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia, ne s'est pas déclaré
inquiet par la naissance de Knol. "Google fait beaucoup de choses géniales,
mais beaucoup de ces choses géniales ne réussissent pas tant que ça",
a-t-il en effet déclaré au journal Le Monde.
La concurrence entre les deux géants ne risque pas de se tarir, puisque
Wikipedia a annoncé le lancement de Wikia, son propre moteur de recherche, dans
le courant du mois.
Créé il y a six
ans, l'encyclopédie Wikipedia compte 2,1 millions de
définitions en anglais, et plusieurs autres millions de pages en 12 langues
différentes.
17/12/2007
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