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L’histoire de l’immigration
espagnole est au cœur d'un ouvrage que vient de publier deux jeunes
journalistes marocains, Brahim Chaabi et Souad Lachheb.
Ce travail de 111 pages, format
moyen, si bien documenté, chiffres et statistiques à l'appui, que les deux
auteurs ont intitulé "Houm Aydan Kano Yahreguoun" (Eux aussi étaient des
Harragas) est dédié notamment aux familles des immigrés clandestins marocains et
espagnols en quête de lendemains meilleurs. Une référence sans doute
intelligente pour la mémoire et l'histoire.
Ils tiennent surtout à préciser que
ce livre n'est ni une étude académique, ni même un livre dans le sens connu
parmi les universitaires, "mais simplement des extraits traduits vers la langue
arabe de dizaines de livres et de journaux espagnols relatant les conditions
difficiles et lamentables des immigrés espagnols légaux et clandestins", vers
les Amériques notamment.
Tissé avec un style narratif plus
journalistique que prosaïque, "Houm Aydan Kano Yahregoun" tente de relire
l’histoire de l’immigration légale des espagnoles en générale et de leur
clandestinité en particulier. Il essaie de décortiquer la vie quotidienne des
immigrés ibériques dans les quatre coins du monde. En parlant de leur misère, de
leur problèmes de santé, de leurs confrontations avec leurs patrons, de leur
journée longues et monotones, ainsi que de leur nuits froides.
Se basant de façon particulière sur
des études et des écrits d’expression espagnole, 'ouvrage se décline en deux
volets: le premier traite de l’immigration clandestine espagnole en Amérique
latine (Argentine, Venezuela etc.…) et le deuxième trace les déboires des
travailleurs espagnoles en Europe, notamment en France, en Belgique, en
Allemagne et en Suisse , sans négliger la situation du pauvre immigré espagnol
en Afrique du Nord, en particulier au Maroc et en Algérie.
Les 113 pages de cet essai "Eux
aussi étaient des Harragas" tentent, tant bien que mal, de tout raconter ou
presque sur les souffrances, la soumission, en un mot sur le passé maudit des
immigrants clandestins espagnoles. Un passé qui n’était point si simple. Un
passé pire que le présent des Harragas marocains en Espagne.
La couverture du livre est fait
d'une caricature parue dans "La Vie Galicienne" en 1918, où des parents, en
faisant leurs adieux à leurs deux enfants, demandent à l'un d'envoyer l'argent
avec l'autre au cas où il périrait. Un choix judicieux qui en dit long sur
Brahim Chaâbi: Journaliste
professionnel depuis 1987, membre fondateur du club de la presse au Maroc en
1992 et titulaire d'un diplôme d'études supérieures de la faculté des sciences
de communication de l'université de Malaga.
Préparant un doctorat européen dans
le programme "Communication et multimédias", Brahim Chaâbi est le premier à
avoir mis en oeuvre l'expérience de la presse de quartier.
Souad Lachheb: Titulaire d'un
DES en journalisme de la faculté des sciences de communication de l'université
de Malaga, elle prépare actuellement un doctorat européen intitulé "La position
politique future de Sebta, Mellilia et Gibraltar dans la presse
Ibero-marocaine".
"Eux aussi étaient des clandestins" (Houm Aydan yahrogoun), 111 pages, 2004,
prix: 20 DH.
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