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Le
journaliste Ali Lmrabet, condamné à 3 ans de prison depuis juin 2003 pour
"outrage à la personne du roi", a été gracié par le roi Mohammed VI. Une mesure
qui concerne également
son collègue et compagnon de cellule Mohammed El Hourd ainsi que
cinq autres journalistes marocains,
Mustapha Alaoui, Abdelmajid Ben Tahar, Mustapha Kechnini, Abdelaziz Jallouli et
Miloud Boutrigui dont les procès étaient en cours. emprisonnés et une
vingtaine d'islamistes.
Les réactions n'ont pas tardé.
Reporters sans frontières a remercié le roi Mohammed VI pour la libération d'Ali
Lmrabet et Mohammed El Hourd. Le Secrétaire Général de l'ONG, Robert Ménard, a
cependant exprimé ses regrets "que ces deux journalistes aient dû rester
si longtemps en prison et nous espérons que plus aucun journaliste ne sera
désormais incarcéré au Maroc"
Ali Lmrabet, rédacteur en chef
de Demain Magazine et Douman, avait été condamné, à quatre ans de prison
ferme, le 21 mai 2003, pour "outrage à la personne du roi", "atteinte à
l'intégrité territoriale " et " atteinte au régime monarchique." Le 17 juin, sa
peine avait été réduite en appel à trois ans de prison ferme
ainsi qu'à l'interdiction de ses
deux journaux satiriques "Demain Magazine" et "Doumane".
Il a été auparavant condamné à 4 mois pour diffusion de fausse nouvelle.
Mohammed El-Hourd, directeur
de l'hebdomadaire régional Asharq (publication d'Oujda), avait été placé en
détention provisoire le 13 juin 2003 et condamné le 4 août 2003 au titre de la
loi anti-terroriste, à trois ans de prison ferme pour "incitation à la violence"
et apologie d'actes constituant un crime terroriste.
Mustapha Alaoui, directeur de
publication de l'hebdomadaire arabophone Al Ousboue, poursuivi pour "apologie
d'actes constitutifs d'un crime terroriste par voie de publications exposées à
la vente" avait été condamné, le 11 juillet 2003 à un an de prison avec sursis
et à la suspension de sa publication pour trois mois.
Abdelmajid Ben Tahar, rédacteur en
chef l'hebdomadaire Asharq (publication régionale d'Oujda), placé en garde à vue
le 13 juin 2003 sur ordre du procureur général du roi, avant d'être condamné le
4 août 2003 à un an de prison pour "incitation à la violence".
Mustapha Kechnini avait été condamné
le 3 novembre à deux ans de prison, Abdelaziz Jallouli et Miloud Boutrigui à un
an et demi, en vertu du code de la presse, pour "manquement au respect du roi",
"atteinte au régime monarchique" et "incitation par le biais d'imprimés à des
actes susceptibles de porter atteinte à la sûreté intérieure." Les trois
journalistes avaient fait appel et n'avaient pas été incarcérés
Ali Lmrabet, qui observait une grève
de la faim depuis le 30 novembre dernier pour protester contre son arrestation,
a été condamné le 17 juin dernier à trois ans de prison ferme ainsi qu'à
l'interdiction de ses deux journaux satiriques "Demain Magazine" et "Doumane",
pour "outrage à la personne du roi".
Maghrebarts, le 7 janvier 2004
A
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Affaire Lmrabet: On
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