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Le
Festival
International du Cinéma d’Auteur de Rabat tiendra sa 16ème édition, du 18 au
26 juin, à Rabat.
Une
édition qui marquera un point tournant dans le parcours de ce festival qui
manque cruellement de vision et de stratégie de communication avec son
environnement local et professionnel. Le public et les professionnels
s'attendent surtout à une organisation et programmation à leur faire oublier le
scandale de la clôture
de l'édition précédente provoqué par le président du jury Moritz de Hadeln
en fustigeant ses organisateurs.
Et c'est
justement ce scandale qui a précipité la nomination d'un nouveau directeur
artistique du festival, Mohamed Bakrim, critique de cinéma et chargé de
communication au Centre Cinématographique Marocain (CCM). Une nomination que
l'on voit par plusieurs comme une mainmise du CCM sur le festival.
Le
nouveau directeur artistique avait lancé lors d'une conférence de presse en
décembre dernier un vaste programme de réhabilitation de ce festival pour en
faire un événement phare au Maroc et dans la région arabe. L'ambition du
rayonnement panarabe est traduit par le lancement d'une nouvelle section
compétitive du festival dédiée au films arabe et dont le prix portera le nom du
cinéaste arabe Youssef Chahine.
Cette
édition prévoit également l’organisation d’ateliers, des tables rondes et des
colloques autour du cinéma, notamment un colloque international sur le cinéma
d'auteur, un concept que les organisateurs ont toujours eu tout le mal du monde
à définir.
Des
hommages, des rétrospectives et des cartes blanches sont aussi au programme. Un
hommage particulier sera rendu au cinéaste français disparu dernièrement, Eric
Rohmer, figure emblématique du cinéma d'auteur.
Un
programme certes ambitieux. Mais signalons au passage que la programmation n'a
jamais été le vrai problème du festival du cinéma d'auteur de Rabat. Le talent
d'Achille de ce festival est une administration dont le cinéma est le dernier
des soucis doublée d'une insouciance organisationnelle. Le résultat: un
festival qui, malgré ses longues années d'existence, n'a aucun ancrage dans le tissu
socioculturel de la ville.
Organisé
par l'Association du Festival International de Rabat pour la Culture et les Arts
et présidé par un élu de la ville, M. Abdelhak Lamnatrech, ce festival financé
en quasi-totalité par des fonds publics est appelé aujourd'hui à relever le défi
de répondre aux attentes du public et des professionnels pour réhabiliter et
mériter son nom du festival de la ville de Rabat.
Maghrebarts
10/06/2010
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