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41 films méditerranéens seront en lice pour le
Grand prix de la ville de Tétouan du court et long métrages et le documentaire
de la 16 édition du festival du cinéma méditerranéen qu'accueille la ville du 27
mars au 03 avril prochain.
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"Dès l'Aube" de Jilali Ferhati. |
12 long métrages dont deux marocains concourent
pour le grand prix de cette catégorie. Il s'agit de "Les
Oubliés de l'Histoire" de Hassan Benjelloun et "Dès
l'Aube" de Jilali Ferhati. Un choix effectué, selon les organisateurs,
en concertation avec les critiques de cinéma et les journalistes marocains. Sauf
que le choix de ces derniers a porté sur deux autres films que les organisateurs
n'ont pu retenir. Le premier, "Pégase"
de Mohamed Mouftakir dont le producteur aspire conserver pour le prochain
festival de Cannes alors que le second, "The
Man Who Sold The World" de Swel & Imad Noury, que les organisateurs
déclarent simplement n'ont pu avoir l'accord de sa productrice. Une situation
délicate qui affaiblit certes la participation marocaine dans cette section.
En compétition également, "Dowaha" (Les secrets) de
la tunisienne Raja Amari,
une sélection à la dernière biennale de Venise et
lauréat de plusieurs prix
internationaux, "La mujer sin piano" (La Femme sans Piano) de l'espagnol Javier
Robillo, vu au dernier festival de Marrakech et "Couleurs naturelles" qui marque
le retour de l'égyptien Oussama Faouzi, auteur notamment de "J'Aime le Cinéma"
qui avait participé dans une édition précédente du festival de Tétouan.
On retiendra toutefois l'absence du cinéma de l'est
du rive méditerranéen (Bosnie, Croatie, Serbie...), l'un des plus créatifs et
des plus innovants dans la carte mondiale. Une absence que M. Ahmed Housni, le
directeur du Festival, explique par des difficultés techniques relatifs à
l'incapacité du festival de fournir un sous-titrage électronique devenu
désormais une norme des plus grands festivals dans le monde. Alors que l'absence
du cinéma grecque de cette section, toujours selon M. Housni, est due à la
nature des sujets traités par les films reçus par le festival (homosexualité...)
peu appropriés à un public local et qui risquent ne pas avoir de visa de
projection.
Côté court, en plus de "L'âme perdue" de Jihane El
Bahhar et "Poupiya" de Samia Charkioui retenus par les critiques pour
représenter le cinéma marocain dans cette section, les organisateurs ont jugés
bon d'inclure les films en hors compétition, "Sin palabras" d'Othman Naciri et
"A ton chevet" d'Abdeslam Kelai. 17 oeuvres seront ainsi en lice pour le grand
prix du court métrage. Les quatre films marocains seront en lice à coté de films
venant d'autres pays du pourtour méditerranéen notamment l'Espagne, la Tunisie,
l'Italie, la Palestine, la Turquie, le Liban, la Grèce et le Portugal.
Pour le documentaire, le festival a retenu 12
œuvres pour concourir en compétition avec la volonté de réhabiliter ce genre en
déplaçant les projections vers la salle officielle (Avenida) au lieu de la
petite salle de l'institut français qui marginalisait cette section compétitive.
Signalons toutefois qu'aucun film marocain ne figure dans cette section. Une
absence que les organisateurs expliquent par le non envoi des réalisateurs
marocains de leurs films ou de le faire après les délais.
Deux jurys, l’un pour la fiction et l’autre pour le
documentaire, départageront les oeuvres en compétition. Le premier est présidé
par le français Pierre Henri Deleau, Délégué général du Fipa. Il sera entouré de
l'acteur et musicien Younes Megri, du réalisateur Ahmed Bouchaala
(Franco-algérien) aux cô tés de la réalisatrice Narjess Nejjar et de la
présidente du Festival MedRome, Ginella Vocca (Italie).
Celui du documentaire est présidé par le marocain
Mohamed Mrabet Khaireddine Gounajjar, entouré de Saad Hendawi, réalisateur (Egypte),
Carla Subirana, scénariste et réalisatrice (Espagne), Georgis Lazarevski,
réalisateur, (Belgique) et Mohamed Benaboud, Universitaire-chercheur (Maroc).
Le programme de cette édition prévoit, en outre,
une rétrospective de 10 ans de cinéma maro.cain avec projection de 14 films
sélectionnés pour refléter la diversité de la production nationale dans cette
période.
Retenons également la projection en ouverture du
film "Les Gas du Bled" qui met en avant de la scène plusieurs acteurs
originaires de Tétouan et dont les événement se passent dans la région de la
ville sous la direction d'un gars du bled,e Mohamed Smail.
Maghrebarts
21/03/2010
Voir
également:
16éme Festival
International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan
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