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| What a Wonderful
World", Faouzi Bensaidi |
"Identité"
sera bel et bien le mot clef de la troisième édition des Venice Days (Journées
des auteurs), qui se dérouleront pendant la 63ème Mostra de Venise. Cette
section, dirigée par le critique Fabio Ferzetti, propose cette année un
programme qui s'articule autour de trois thèmes principaux: la nouvelle loi
organique sur le cinéma italien, la Charte européenne pour les nouvelles
technologies et la protection des droits d'auteur et la valorisation de la
tradition cinématographique italienne.
Le
cinéma italien d'hier et de demain, sa protection et mise en valeur ainsi que
la diffusion de ce précieux véhicule d'identité fera l'objet d'un séminaire
organisé par l'API.
Ce
séminaire aura pour but de faire des propositions concrètes pour la très
attendue Nouvelle Loi sur le Cinéma, propositions sur lesquelles se sont tous
entendus, et ce pour la première fois, les auteurs de cinéma et de télévision
italiens, et qui concernent notamment la recherche de nouvelles ressources
financières, la création d'un Centre National de la Cinématographie (sur le
modèle français), la garantie pour le cinéma européen d'avoir une visibilité
nécessaire à sa survie et la création, enfin, d'un véritable marché
italien.
Les
Venice Days auront également le regard tourné vers le passé, puisqu'ils se
sont engagés dans un projet ambitieux consistant à remettre sur le devant de
la scène des films italiens devenus invisibles du fait des contraintes
normatives et de la tyrannie des producteurs et distributeurs. "Se réapproprier
l'histoire de notre cinéma a un sens fondamental pour toute l'Italie, et pas
seulement celle des critiques", commente Ferzetti. "Notre cinéma,
dit-il, surtout celui de l'après-guerre et des années 1950, doit entrer dans
les écoles, au même titre que la littérature, et appartenir de nouveau à
tous". La perte d'identité et la recherche qui s'ensuit est aussi le fil
rouge qui relie les 12 films de la sélection, dont sept avant-première
mondiales, six premiers films et deux deuxièmes oeuvres.
À
part Chicha tu madre, film de Gianfranco Quattrini coproduit par le Pérou
et l'Argentine, les onze autres films sont soit des productions soit des
coproductions européennes. Le nomadisme, matériel aussi bien qu'intérieur,
est au coeur de l'excellente comédie franco-marocaine "www
What a Wonderful World" de Faouzi Bensaïdi, des "enfers
contemporains" décrits dans la coproduction franco- canado- burkinabaise Rêves
de Poussière, de Laurent Salgues, des films scandinaves Offscreen, du Danois
Christoffer Boe (déjà aux Journées des auteurs 2005 avec Allegro), et
Falkenberg farewell, ingénieux premier film du Suédois Jesper Ganslandt, et
des films espagnols Azul oscuro casi negro, amusant mélo à la Almodovar réalisé
par Daniel Sanchez Arevalo, et La noche de lo girasoles (Angostro), film
noir de Jorge Sanchez Cabezudo.
On
verra aussi Mientras tanto, co-production franco-argentine réalisée par
Diego Lerman grâce au soutien de la CinÉfondation de Cannes, le film français
Sept ans de Jean-Pascal Hattu, Come l’ombra de l'Italienne
Marina Spada (assistée du grand photographe Gabriele Basilico) et Khadak,
fiction réalisée par les documentaristes Peter Brosens et Jessica Woodworth.
Le
Venice Days dédieront en outre un hommage spécial à Christophe de Ponfilly en
projetant le premier (et dernier) long métrage de fiction de ce
reporter-documentariste français, L’étoile du soldat, histoire
rigoureusement dépeinte quoique poétique d'un soldat russe "adopté"
par ses homologues afghans.
Les
réjouissances ne s'arrêteront pas là: on attend encore la sélection d'autres
titres et les organisateurs préparent une section parallèle destinée aux
documentaires.
Valentina Di Michele
Cineuropa.org
17/08/2006
Voir également:
Le
Wonderful world de Faouzi Bensaidi au Festival de Venise
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