|
Le long métrage irano-irakien "les
Tortues Volent Aussi" du réalisateur iranien Bahmane Ghoubadi a remporté le
Grand Prix Hassan II de la 6ème édition de la compétition du film
du festival Rabat organisé du 23 au 28 juillet 2005.
Le jury du festival, présidé par le
cinéaste marocain Hamid Benani, a rendu
également hommage aux jeunes acteurs du même film en leur attribuant une
mention spéciale en reconnaissance de la qualité de leur jeu.
 |
|
Ferhati,
Merouazi & Loukili (Mémoire en Détention), |
Le prix du jury est revenu au film
marocain "Mémoire en
Détention" de Jilali Ferhati. Le prix de la meilleure
interprétation féminine a été attribué à l'actrice grecque Evangelina Edradaki
pour son rôle dans "les Yeux de la Nuit" alors que celui de la meilleure
interprétation masculine est revenu à l'acteur algérien Ali Kouirat pour son
rôle dans le film belgo-algérien "les Soupçonnés" de Kamal Dahane.
Douze longs-métrages étaient en lice
pour le grand Prix Hassan II, Il s'agit de "Yasmine " (Grande-Bretagne), "Les
Suspects" (Algérie- Belgique), "Violences et Dérision" (Egypte), "les yeux de la
nuit" (Grèce), "El Manara" (Algérie), "Mémoire en Détention" (Maroc), "Le Sud"
(Pays-Bas), "Noces d'été" (Tunisie), et "Les tortues volent aussi", film
irano-irakien qui a remporté le grand prix de cette édition.
Le film sud africain "Lettre d'amour
zoulou" qui figurait dans la compétition du festival n'a pas été projeté sans
jamais donner d'explications. De même pour la table ronde qui devait rassembler
des professionnels du nord et du sud autour du thème de la coproduction
cinématographique selon le programme annoncé par les organisateurs quelques
jours seulement avant l'ouverture du festival.
La 6ème édition de la compétition
internationale du film, organisée dans le cadre du festival international de
Rabat a montré une fois de plus que cette manifestation dite internationale a
toujours du mal à s'imposer même localement. Le public rbati n'a pas
répondu présent aux projections malgré quelques bons films programmés dans le
cadre de cette édition.
Selon des sources proches du
festival, le manque de moyens entrave le pas à ce festival qui aspire d'ailleurs
à gagner en autonomie dès l'année prochaine. Mais l'argument tombe à l'eau quand
on constate que des manifestations de moindre facture organisées souvent par des
petites associations ou des centres culturels étrangers au lieu même où se
déroule le festival de Rabat, la Salle 7e Art, connaissent un meilleur afflux de
cinéphiles. Des cinéphiles et autres professionnels de cinéma qui reprochent
justement à ce festival son manque de communication et d'ouverture sur son
environnement local et professionnel.
"Un festival qui ne parvient pas à
s'ancrer localement est condamné à périr," constate un critique de cinéma. Une
conclusion partagée par tous ceux qui ont assisté à la soirée de clôture marquée
par une ambiance glaciale. Et c'est la sixième édition... Sera-t-elle la
dernière?
Adil Semmar
30/07/2005
Voir également:
Autres
actualités
cinéma
|