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"Tarfaya",
le nouveau long métrage du réalisateur marocain Daoud Oulad Syad, a été retenu
en compétition officielle de la 52e édition du festival International
de Cinéma de San Sébastien, au pays basque espagnol, qui se tient du 16 au 25
septembre 2004.
Cette édition sera notamment marquée
par une prépondérance du cinéma parlant espagnol. Sur seize films en
compétition pour le Coquillage d'Or (Concha de Oro), près d'un tiers seront en
espagnol: trois co-productions de réalisateurs argentins, Carlos Sorin, Adolfo
Aristarain et la novice Maria Victoria Menis, une co-production du Colombien
Victor Gaviria, et un film espagnol de souche du scénariste Manolo Latji.
Le festival rend hommage cette année
au réalisateur new yorkais Woody Allen dont le dernier film MELINDA ET MELINDA
sera présenté en première mondiale lors de la soirée d'ouverture. Une
rétrospective de ses œuvres est également au programme. Elle aborde l'auteur de
"Harry dans tous ses Etats" sous tous ses angles: auteur, réalisateur et acteur.
Au programme également deux autres
rétrospectives: celle consacrée au réalisateur Anthony Mann et une autre
intitulée Rétrospective: incorrect, une section regroupant une sélection de
films ayant défié les principes de la bourgeoisie bien-pensante et plus
particulièrement le politiquement correct. "L'air du temps n'est pas à la
comédie", assure le directeur du festival qui consacre symboliquement un cycle
entier à des films "politiquement incorrects", allant de Luis Buñuel à Michael
Moore.
Cette année, le ton de la sélection
officielle sera à la dénonciation de "l'injustice de la guerre, l'augmentation
de la pauvreté et la mauvaise répartition des richesses", a déclaré le président
du festival, Mikel Olaciregui.
Mais on verra aussi "Silver City" de
John Sayles sur la corruption de la vie politique américaine, "Omagh" de
l'Irlandais Pete Travis sur le pire attentat jamais commis par les nationalistes
nord-irlandais, "Inguélézi" du Français François Dupeyron et "Mon père est un ingénieur", du
Français Robert Guédiguian sur le désenchantement politique, "Rêve d'une nuit
d'hiver" de Goran Paskaljevic ou "Les tortues volent aussi" de Bahman Ghobadi
sur les désastres de la guerre en Yougoslavie et en Irak.
En net décalage avec ce programme, "Nine
Songs" du réalisateur britannique consacré Michael Wintterbottom, une chronique
sur la vie d'un couple incluant des scènes de sexe explicite, filmées sur le
mode documentaire.
Le jury du festival est présidé par
MARIO VARGAS LLOSA, connu notamment pour ses longues diatribes contre
l'exception culturelle qui lui ont valu l'hostilité de nombreux cinéastes et
professionnels. Il sera entouré par le la réalisatrice franco-algérienne YAMINA
BENGUIGUI, Tom DiCilio, Marta Esteban, Laura Morante, Eduardo Serra et
Ditto Tsintsadze.
Voici par ailleurs la liste des
seize films en compétition pour le Coquillage d'Or (Concha de oro):
- "Tarfaya" de
Daoud Aoulad-Syad (Maroc- France)
- "A Letter of an Unknown Woman" de Xu Jinglei (Chine)
- "Bombon-El Perro" de Carlos Sorin (Argentine - Espagne)
- "Brothers" de Susanne Bier (Danemark)
- "El Cielito" de Maria Victoria Menis (Argentine - France)
- "Horas de Luz" de Manolo Matji (Espagne)
- "Spider Forest" de Geo-Mi-Soop (Corée)
- "Inguélézi" de François Dupeyron (France)
- "Mon père est un ingénieur" de Robert Guédiguian (France)
- "Nine Songs" de Michael Winterbottom (GB, Etats-Unis)
- "Omagh" de Pete Travis (Irlande- GB)
- "Roma" de Adolfo Aristarain (Argentine -Espagne)
- "Rêve d'une nuit d'hiver" de Goran Paskaljevic (Serbie- Monténégro)
- "Silver City" de John Sayles (Etats-Unis)
- "Sumas y Restas" de Victor Gaviria (Colombie - Espagne)
- "Turtles can fly" de Bahman Ghobadi (Iran - Irak)

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