Maghrebarts Home

 


  Cinénews

Cinéma
Théâtre
Musique
 Médias
Arts Plastiques

Photo & Arts Visuels


News
Agenda
Création
Festivals
Dossiers
Liens

 

abonnement newsletter

Envoyez un email sans changer le sujet
 

annoncer vos activités

s.adil@maghrebarts.ma
 
insérer une publicité

adv@maghrebarts.ma

Ajouter Maghrebarts à vos sites préférés

 

Marrakech offre son Etoile d'Or à Oliver Stone

 

Le réalisateur américain Oliver Stone a reçu l'Etoile d'or du 3e Festival international du Film de Marrakech pour l'ensemble de son oeuvre lors d'une soirée hommage dans le cadre magique du Palais El Badii. Le trophée lui a été remis par l'actrice indienne Tabou et la superstar Amitabh Bachchan.

Avant la projection de "Comandante", un documentaire dans lequel il dresse le portrait de Fidel Castro, Stone a affirmé que ce film était "bloqué aux Etats-Unis".

"Je ne sais pas exactement pourquoi. Ce sont ses paroles (Castro) et c'est le droit des gens de les entendre", a déclaré le cinéaste qui tourne actuellement au Maroc "Alexandre le Grand" avec l'Irlandais Colin Farrell dans le rôle titre du film avec Angelina Jolie et Anthony Hopkins.

Auparavant, Oliver Stone avait dénoncé, lors d'une conférence de presse dans le cadre du Festival de Marrakech, "la censure d'un lobby politique, de la mafia cubaine", décrivant son film comme "le portrait intime d'un dictateur que peu de gens connaissent", basé sur une trentaine d'heures d'interview.

Le réalisateur a révélé qu'il avait également réalisé un nouveau film de 50mn sur le leader cubain, intitulé "Looking for Castro" qui devrait être présenté au début de l'an prochain.

La chaîne américaine HBO, qui a produit "Comandante", l'a déprogrammé à la suite de la vague de répression qui a frappé les dissidents cubains au printemps dernier, avec l'arrestation et la condamnation de nombreux opposants, et l'exécution de trois personnes, pour détournement.

"HBO m'a alors demandé de revenir à Cuba", a précisé Oliver Stone. "Je n'étais pas d'accord. Pour moi, le portrait était terminé. Mais j'y suis cependant revenu. Castro m'a reçu et nous avons à nouveau passé trente heures ensemble. Il a eu l'occasion de s'exprimer sur l'opposition et le détournement et de se défendre", a déclaré le réalisateur.

Lorsque la chaîne a bloqué "Comandante", "ce fut l'un des moments les plus durs et les plus déprimants de ma carrière," a souligné Oliver Stone. "La mafia cubaine, un groupe d'organisations qui veulent renverser Fidel Castro, a détesté le film (présenté en janvier dernier au Festival américain de Sundance".

Le cinéaste a dénoncé "l'atmosphère à la George Orwell" qui règne, selon lui, aux Etats-Unis. "On m'accuse d'être anti-américain depuis Platoon, Né un 4 juillet, JKF. J'y suis habitué. J'aime pourtant ce pays car je crois en ma vision de l'Amérique".

Illustré d'images d'archives sur la Révolution, le débarquement de la Baie des cochons, la crise des missiles, la mort de Che Guevara, "Comandante" est le portrait d'un personnage charismatique, rodé au maniement de la parole depuis un demi-siècle, dont le cinéaste filme l'oeil en gros plan.

Que ce soit sur les élections, la torture ou les poursuites contre les homosexuels, il a réponse à tout avec un calme égal.

"Commandante" n'apporte ni révélations, ni surprise, sinon dans le ton familier qu'a su instaurer Oliver Stone pour découvrir l'homme derrière le leader. "Avez-vous pensé à consulter un psy?" demande le cinéaste à un Castro étonné. "Ca ne m'est jamais venu à l'idée".

A voir également

Le Festival de Marrakech


Autres actualités cinéma: Cinénews

 

 
 


© 2001 - Maghrebarts.ma
info@maghrebarts.ma
BP 2523 RP 10 000 Rabat - Maroc

hit-parade