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La commission du Fonds d'aide à la
production cinématographique nationale (FAPCN) vient de rendre le jugement de sa
session estivale 2003. Douze films, dont huit longs métrages, bénéficieront de
l'aide à la production cinématographique, annonce un communiqué de cette
commission.
La commission avait examiné, lors de
sa session d'été tenue les 2 et 3 juillet au siège du Centre cinématographique
marocain (CCM), 22 projets de films candidats à l'aide sur dossier dont 16 longs
métrages et 6 courts métrages, selon ce communiqué. Elle a également visionnée
deux longs métrages et un film de court métrage candidats à l'aide
post-production.
Le communiqué signale également la
décision du ministère de la Communication d'augmenter l'enveloppe budgétaire de
l'aide à la production cinématographique marocaine à 14 millions (au lieu de 10
millions DH), "vu le nombre et l'importance des films présentés." Une
augmentation qui répond certainement à un besoin pressant de soutenir la
production cinématographique nationale. Reste à savoir pour quelles fins ce
budget est-il utilisé. La réponse est sans doute dans la sélection des films
soutenus.
Trois faits marquants se dégagent de
cette «sélection». Le premier est sans doute le manifeste retour du cinéaste
Moumen Smihi après une longue absence/exil, sachant que son dernier film, "La
Dame du Caire" a été produit en Egypte.
Le deuxième, beaucoup moins
agréable, est le retour de Moustapha Derkaoui malgré la grande indignation
suscitée par ses deux derniers films. Comment une commission qui se respecte
peut-elle cautionner un réalisateur qui est de surcroît incapable de défendre
son travail devant ses détracteurs. Son recours aux menaces physiques à
plusieurs reprises dont le dernier festival national du film en dit long.
Pourtant il semble que M. Derkaoui est déterminé à démonter l'échec de son
projet cinématographique par une trilogie dont on peut désormais prédestiner le
parcours.
L'autre fait marquant des travaux de
cette commission est l'aide octroyée en post-production à des longs métrages
dont les projets ont été rejetés par la même commission dans des sessions
précédentes. C'est le cas de "Les
Fibres de l'Ame" de Hakim Belabbes et
Les yeux Secs"
de Narjis Najjar, deux des meilleurs films appréciés lors du dernier
Festival National du film Marocain.
L'aide en post-production, insignifiante comme elle peut être aujourd'hui que
les films en question jouissent d'un succès auprès du public et de prestigieux
festivals internationaux, est contre l'esprit du fonds d'aide dont la raison
d'être est de permettre à des porteurs de projets de films à réaliser leur
projets. Cette subvention à le goût amer d'une prise de conscience d'une
commission qui cherche à se racheter.
Coté court métrage, à signaler
l'aide accordée à Layla Triqui pour réaliser son deuxième court métrage "Sang
d'Ancre" après un premier
"Chapelet"
sympathique qui n'a pas laissé indifférent. Deux autres jeunes cinéastes sont
donnés une chance de réaliser leurs premier film, il s'agit de
de Younes Laghrari, "Rêve
Brisé" et de Ali Benkirane "Amal". On aurait souhaitait voir plus de
jeunes noms.
Voici par ailleurs les résultats des
travaux de la commission.
L'aide après
production:
- 1,5 millions Dh accordé au long
métrage "Les Fibres
de l'Ame" de Hakim Belabbes,
- 1 million Dhs pour le long métrage
"Les yeux Secs"
de Narjis Najjar,
- 500.000 Dhs accordés au long métrage "Parabole" réalisé également par Narjis
Najjar,
- 100.000 Dh accordés au court
métrage "Faux Pas" de Lahcen Zinoun.
L'aide sur dossiers:
- 2,5 millions Dhs au long métrage "La
Chienne de Vie de Juanita Narboni" de Farida Belyazid
- 2,1 millions Dhs au long métrage "El
Ayel (le gosse)de Tanger" de Moumen Smihi,
- 1,9 million Dhs au long métrage "Corps
Dérobés" de Abdelkader Lagtaa,
- 1,8 million Dhs au long métrage "Hmida
El-Jaeh" de Mustapha Derkaoui,
- 200.000 Dhs au court métrage "Sang
d'Encre" de Layla Triki,
- 200.000 Dhs au court métrage "Rêve
Brisé" de Younes Laghrari,
- 200.000 Dhs au court métrage "Amal"
de Ali Benkirane. |