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Comme le titre de l'exposition l'indique, le photographe Marc Lacroix et son épouse Thérèse ont connu Salvador Dalí et Gala, sa femme, et ont profité de leur compagnie dans la ville de Cadaqués durant les décades 70 et 80. Cette amitié s'amplifia dans le domaine professionnel artistique, Dali et Lacroix collaborèrent pendant plusieurs années dans de nouvelles expériences picturales et photographiques.
Cette exposition de plus de 80 photographies, dont la plupart sont des originaux, reflète des scènes personnelles chez Dalí, face à la Baie de Port-Lligat et au
château de Pubol offert par Dalí à Gala, dans l'un de ses caractéristiques gestes extravagants.
Le couple Lacroix, fidèle à cette amitié, a commémoré à travers des photographies et des mémoires écrites les expériences vécues d'une importante et sincère relation qui les unissait.
Cette exposition permettra au spectateur de connaître non seulement Dali le peintre mais aussi Dali l'homme, à travers les yeux d'un autre artiste qui a su nous faire découvrir par ses photographies la richesse du monde créatif de l'extraordinaire peintre catalan, espagnol et universel.
Né à Paris en 1927, depuis sa jeunesse Marc Lacroix passe de longues heures dans le laboratoire des photographes Pierre et Jacques Oxenaar à travers lesquels il découvre les secrets de la photographie et sa véritable vocation.
Il fait ses premières photos dans un Paris en période de guerre, puis après la libération, ses premiers portraits de musiciens de jazz: Laude Luter, Sidney Béchet, Moustache, Louis Armstrong et Duke Ellington, alliant ainsi ses deux passions, la photographie et le jazz.
A vingt ans, il choisit le Maroc pour y faire son service militaire où il crée un premier laboratoire au service photographique de la Base aérienne. Il s'installe à Casablanca, sollicité par les plus importantes revues internationales d'art, d'architecture et de décoration. Après quinze années d'activité, il quitte le Maroc et se fixe à Nice.
En 1970 sa rencontre avec Salvador Dalí lui donne une orientation nouvelle et une étroite collaboration commence. Dalí va l'encourager à poursuivre ses explorations dans le domaine de la séparation de tons, partant de photographies en noir et blanc transformées en couleur, résultante d'une technique que Dalí appellera plus tard: Les métamorphoses alchimiques.
En 1971, Gala lui confie l'exclusivité de ses derniers portraits dans son château de Pubol où elle va poser pendant trois jours. Cette intime collaboration s'orientera ensuite vers la recherche de la photographie en relief et la mise au point d'un procédé pour faire des peintures en trois dimensions.
A partir de 1972 Dalí va exécuter ses peintures stéréoscopiques, tels que les tableaux Huit Pupilles, Pied de Gala, La Chaise espagnole, Le Fumeur endormi.
En 1974, Dalí lui demande d'exposer ses travaux pour l'ouverture de son musée à Figuéres, avec 80 photographies: Etudes et Portraits. Depuis cette date une exposition permanente occupe une salle du premier étage du Musée Gala-Salvador Dalí de Figuéres en Espagne.
Aujourd'hui, il se consacre au portrait en relief, visionné dans les miroirs et termine un ouvrage de deux cents pages, illustré de documents retraçant dix ans d'échanges et travaux avec le peintre. Un second ouvrage est en cours, Les Fous de Dalí, portrait en trois dimensions d'éditeurs, écrivains et collectionneurs ayant tous partagé la même passion pour Dalí.
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