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Des
paysages citadins de Tanger des années 50, peints à l'époque par le très
jeune artiste Mohamed Atallah, sont exposés à la galerie
Lawrence-Arnott de Tanger, du 6 au 23 mars 2007.
Celui
que l'on nommait l'enfant de Bertuchi, grand peintre orientaliste espagnol qui a
dirigé une école des beaux arts à Tétouan durant les années 40, était un
artiste très précoce. La rétrospective de cette exposition présente une série
de tableaux que l'artiste avait réalisés de main de maître à l'âge de 15 à
19 ans (années 50).
Du
haut de ses 15 ans, Atallah s'approprie le génie de son maître Mariano
Bertuchi. Tout en étant marqué de sa propre personnalité, le style de
l'adolescent fait état de l'influence d'autres écoles et d'autres maîtres, en
particulier Matisse, Van Gogh, Van Dogen et d'autres
impressionnistes-orientalistes de l'époque.
Une
fois diplômé de l'école des beaux arts de Tétouan, Atallah continua ses études
à Séville, Rome et Madrid. Il eut des contacts avec les principaux peintres
européens de l'abstrait et, tout en empruntant divers éléments à ce
mouvement, il s'efforça de les naturaliser en incorporant des motifs de
zelliges marocains dans ses oeuvres abstraites géométriques.
La
rétrospective qu'offre cette exposition est remarquable par bien des aspects.
Au tout début de sa carrière, le très jeune Atallah combinait la maturité
artistique avec une certaine joie de vivre adolescente. Des oeuvres ensoleillées
où l'artiste fait montre d'une sophistication de palette et une remarquable
sensibilité à la lumière et à l'ombre.
Paysage
classique d'un marché local, Vue du Grand Socco, le Fondaq, la Tour des Jeunes
filles, Porte de la Qasbah sont autant de tableaux qui déclinent le charme
discret et fascinant de la cité mythique qui a captivé bien des artistes et
dont la muse a inspiré bien de talents qui ont pu accéder à l'universalité.
Les
oeuvres de cette rétrospective comptent également d'admirables ré-interprétations
d'oeuvres de grands maîtres du 19eme et 20-eme siècle, tels Van Gogh ou
Charles Camoin.
A
travers ses paysages "Khaddarine", "Quartier des Potiers",
"Rue des Forgerons" ou encore la très réussie "Vue sur la Baie
de Tanger", le génie naissant ne se contentait pas de copier les grands.
Il tentait de distiller leurs expériences et de maîtriser leurs techniques
pour développer sa propre vue de la réalité et perfectionner son inspiration
artistique personnelle.
Rétrospective
de Mohamed Atallah
6
- 23 mars, Lawrence- Arnott Gallery, Tanger
Voir également:
Programmes des expositions et
spectacles: Agenda
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Arts Plastiques
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