|
L'exposition se déroule en deux
temps: rencontre avec Faouzi Laatiris le 10 novembre; exposition des "Art(s)
Plastique(s) et expérimentation sur leur accrochage ou comment vivre avec une
oeuvre d'art?
Commentaire de l'oeuvre par
l'artiste (transcription d'une présentation orale):
"Il s'agit d'une pièce faite de 22
éléments et dont la matière est le plastique, cette matière même qui sert à la
fabrication de sacs de poubelle. Toutes les couleurs disponibles sur le marché
sont utilisées pour ne pas broyer que du noir... La forme rappelle celle de la
benne à ordures, mais sans respecter le tracé ni les dimensions. J'ai voulu une
forme qui soit à la mesure de mon corps, les bras ouverts, aux proportions qui
me dépassent un peu mais sans m'écraser. 68 x 180cm, telles sont les dimensions
de chaque élément de la série des 22.
La forme de la benne s'est imposée à
moi depuis quelques années déjà et cela sous forme de dessin, de gouache et
dernièrement de gravure. Avec l'aide technique d'un ami graveur, Saïd
Iharchiouan, je me suis mesuré aux dimensions réelles de la benne: 133 x 373 cm.
A travers le processus de la préparation des plaques de métal pour la gravure,
je touchais à la matière servant à fabriquer les bennes à ordures. Des
dimensions qui enveloppent le corps, avec un effet "pointilliste" pour préserver
le blanc du papier et de rendre légère "la monumentalité" de la forme.
Le dessin, la gouache, la
multiplication et la sérialité me sert à épuiser le motif afin qu'il devienne
mien, une sorte de signature personnel. Pour ce qui est des pièces en plastique
que je vous montre, grâce à la transparence de cette matière -travail sur la
transparence que l'on trouve dans mes travaux, telle que la série des murs: en
brique ou en verre à thé; je travaillais sur les deux faces du motif presque en
même temps. Car en travaillant "le devant" je "vois" la naissance du "derrière".
C'est pour cela que ces travaux doivent être accrochés de manière à ce que les
deux "faces" restent visibles. Ce "concept" rejoint en quelque sorte le
processus de la réalisation des plaques en béton que je faisais dans les années
1980. Sauf que dans ces travaux réalisés à même le sol, et pendant le moment de
la fabrication, je perds de vue la face qui est en contact avec le sol. Cette
face, je ne la vois que lorsque la plaque est en position verticale. Position
qui permet de voir, en se déplaçant, la face et le dos de la pièce. Dans le
travail que je vous montre, l'œil embrasse d'un coup d'œil les deux faces. Dans
la série des plaques en béton, il y avait un travail sur le corps, la face et le
dos. Un travail sur l'inachevé, sur l'opacité et sur "l'équilibre précaire".
Dans les pièces en plastique, la
transparence, la fragilité, l'inachevé et la légèreté viennent matériellement en
opposition à l'image à l'objet qu'elle "re-présentent" avec inspiration.
"...tous les éléments et objets, que j'emploie ou que j'ai employés, sont
choisis, certes pour leurs matières, leurs formes mais aussi pour la mémoire
collective qu'ils réactivent; la réflexion, le 'sens', a une grande importance
dans mon travail, mais pas plus que la recherche d'une qualité 'poétique' liée à
l'agencement des éléments-objets..."
source :
www.appartement22.com
Voir également:
Programmes des expositions et
spectacles:Agenda
Retour page
Arts Plastiques
|
|